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Vocation de ce blog

  • Construction de sens
    Il s’agit d’un espace ouvert dans le respect de l’autre mais soucieux aussi de favoriser la confrontation des idées. Cet espace est construit par nos interactions, source de sens, en particulier dans le cadre des cours que je donne ou que j’anime. Voir aussi Vox Academia (http://www.voxacademia.com/)

Ouvrages

Accueil | février 2007 »

23 janvier 2007

Management de la diversité et de l’action économique - A propos de la création de valeurs

Vos avis sur Jensen M. (2001): « Value Maximization, stakholder theory and the corporate objective function », Bank of America, Journal of applied corporate finance, volume 14, n° 3, october, disponible sur download.

Management de la diversité et de l’action économique - Disque Monde

« Les annales du Disque Monde » Tome 8 « Au Guet » de Terry Pratchett., édition L’Atalante ou Pocket Press. La démarche proposée consiste en l’identification des profils d’acteurs et des environnements clefs.

Pages 1 à 31 jusqu’ à «  le tonnerre roula » :comment sont mobilisés les frères ? quel est le but recherché ? quel est le rapport avec la mangement de la diversité et de la complexité ?

Pages 69 à 76 jusqu’à « entre pas là-dedans » : quelles sont les principes d’action du Guet ?

Pages 69 à 76 puis 78 à 83, quelles sont les conventions en œuvre au Guet ? quelle est la nature de l’incertitude ? Pages 100 à 110 et page 152 : quelles sont les étapes du diagnostic ? Décrivez comment Vimaire en arrive à douter de la « réalité » du dragon.

Commentez « une fois l’impossible exclu, le reste, même l’improbable, est forcément vérité », quel est l’auteur paraphrasé ? qu’en concluez vous ?

Débat autour du livre de Terry Pratchett et de Suzanne Berger : quels points communs ?

Approche Euroméditerranéenne du Management

Lecture de CNUCED 2002:
CNUCED
CNUCED

Lectures :

  • “L’économie-monde” Numéro Spécial Alternatives Economiques La Grande Aventure de l’Economie, Hors Séries n°67, premier trimestre 2006.
  • BRAUDEL Fernand (1979) Civilisation matérielle, Economie et Capitalisme au XV° et XVII° siècles, Armand Collin Tome 3, chapitre 1. Sur le site de Euromed Marseille, recherche, le document de travail WP 16-2005
  • Belletante B., Levratto N., Paranque B., (2001) : « Diversité économique et modes de financement des PME » L’Harmattan. Notes de lecture préparatoire à l’épreuve finale
  • Robert Boyer ( un chapitre au choix) Regulation Theory : The State of Art (existe aussi en français chez La Découverte: Théorie de la régulation: état des savoirs)
  • Suzanne Berger How We Compete : What Companies Around the World Are Doing to Make it in Today’s Global Economy How We Compete : What Companies Around the World Are Doing to Make it in Today’s Global Economy .

20 janvier 2007

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Les conseils de Eustache Ebondo, Professeur Associé

Ma méthode de travail avec les étudiants  ou étudiantes qui rédigent leur mémoire de fin d’études sous ma direction est simple :
Proposition d’une bibliographie détaillée (nom de l’auteur et son prénom en abrégé  ex. N pour Noella ; l’année entre parenthèse d’édition ou de publication ; l’intitulé de l’ouvrage en italique, le nom d’édition ou éditeur). Pour les revue ce qui devra changer sera l’intitulé de l’article, le nom de la revue cette fois ci en italique, le numéro et le mois de parution de la revue, les pages ( ex. pp. 34- 56 ou p.34 à 56). Je ne sais pas si l’une d’entre vous avait choisi mon électif « audit, contrôle interne et gestion des risque d’entreprise » où toutes les problématiques du contrôle interne et de l’audit étaient abordées y compris la LSF, le COSO, la SOX. Le vendredi 10/1106, j’organise une conférence débat portant sur « la gouvernance de l’entreprise : quelle responsabilité des acteurs du contrôle interne au regard de la LSF et la SOX ». Outre le COSO I, il faudra inévitablement jeter un coup d’œil sur le COSO II et le cadre de référence du contrôle interne de la Place (commission initiée par l’AMF ( voir  revue audit de l’IFACI) qui en parle longuement et d’autres références encore notamment mon ouvrage.
Après avoir validé votre bibliographie, je vous autoriserais à me faire une proposition de plan détaillé, ce qui suppose que vous avez pris connaissance de toute la documentation collectée et cernez précisément les différents aspects de la question.
Si votre plan est validé, alors, vous passerez à la phase de rédaction. Si votre document est validé, intervient la phase de soutenance qui n’existe plus pour vous.
En définitive, faites moi parvenir d’abord votre bibliographie. Cela me permettra de vous conseiller certaines références que vous auriez ignorées. Et il existe une abondante documentation dans les revues spécialisées.

Dr Eustache Ebondo - Professeur associé Euromed Marseille Ecole de Management

Une aide du Pr Boris Bartikowski

PROJECTS is made for students who want to collaborate with me and prepare their final thesis or realize a Research ProAct at the EUROMED Marseille School of Management. I suggest a series of actual topics and provide initial direction as well as guidelines for the preparation of your project. The projects-section also reports about ongoing projects as well as about projects that have been successfully completed.

Pr Boris Bartikowski

fonds éthiques et l’investissement socialement responsable

Dans le cadre de notre engagement sur Global Compact et afin d’identifier les pratiques de gestion alternative de l’investissement, nous engageons une recherche sur les fonds éthiques et l’investissement socialement responsable ( les répertorier, identifier leurs critères d’investissement et leur critères de performances y compris pour eux-mêmes, etc …). Un point de départ est le texte de Jensen sur la logique actionnariale (Jensen M. : « Value Maximization, stakholder theory and the corporate objective function », Bank of America, Journal of applied corporate finance, volume 14, number 3, fall 2001 (october), disponible sur SSRN. La question est de savoir s’il peut y avoir une logique alternative à la création de valeur actionnariale comme « pilote » du bien être social exprimée par les fonds éthiques. A ce moment là est ce que les critères restent ceux de la création de valeur comme finalité ou  cette création de valeur peut elle être seconde par rapport à d’autres critères.

A suivre sur le Blogroll ETHOMED

PYTHEAS

Pour agir nous avons besoin de penser, c’est-à-dire de définir les conditions et les objectifs de notre action, elle-même inscrite dans des processus de gestion du changement. A cet égard et de manière métaphorique, la référence à Pythéas nous semble emblématique à plus d’un titre. Tout d’abord, ayant vécu au IVième siècle avant Jésus-Christ il souligne un continuum socio-culturel du fait de sa trajectoire, au propre comme au figuré. En effet, il est resté dans l’histoire (cité par Strabon, Dicéarque, Timée-[1]) comme un entrepreneur qui voyagea du Sud au Nord au-delà de notre « économie monde »-[2] (Braudel, 1979),  à la découverte de l’autre, de la différence et donc de la diversité. Ensuite, ce nom souligne notre  ambition de nous placer d’emblée dans une perspective non géographique mais culturelle insistant sur l’importance des collectifs au sein desquels des personnes peuvent exprimer leurs compétences et aspirations. Enfin, il est un emblème de la nécessité de ne pas hésiter à aller vers d’autres horizons, d’autres rivages pour renforcer notre capacité d’actions et de développement. Pour ce faire, il importe de promouvoir un esprit entrepreneurial qui ne soit pas uniquement celui du chef d’entreprise mais celui de chacun dans sa capacité à libérer son intelligence et ses capacités d’actions. Pour cela, il importe, comme lorsqu’on va à la découverte, de reconnaître comme une richesse la diversité et de la traiter en tant que telle et non comme un écart à une moyenne, comme une valeur aberrante perturbant « le » modèle. Par conséquent, nous ne pouvons pas opposer l’individu à son milieu, pas plus que la somme des individus ne peut expliquer la dynamique collective dans laquelle chacun, à l’image de Pythéas, va puiser ses ressources pour entreprendre.

[1] Journes, Georgelin, 2000.
[2]  «  un univers en soi, un tout » qui « est la couche supérieure » de la vie économique de la mer méditerranée et des régions qui en dépendent ; « elle transgresse » les limites issues des différences culturelles. Braudel, 1979, tome 3 page 12.

Du concept à l’action

L'Euro-méditerranée est un concept et (non seulement) une dénomination, c’est pourquoi nous le qualifions d’euromédien. Autrement-dit, il exprime une compréhension de la réalité, une abstraction … En tant que tel, il qualifie les principes d’action et donc de pensée, caractérisant un objet. Cet objet est le triplet « complexité-diversité-temps». Le concept d’euromédien(ne) signifie alors la dynamique propre à ce triplet et se traduit donc par une méthodologie propre que nous souhaitons construire et développer. Ce qui fonde alors la prétention/ambition universaliste de cette approche est à la fois à chercher dans la genèse de l’affirmation de l’individu face au « collectif » et dans son actualité : - la genèse est celle de l’émergence de l’individu et de son intérêt mais aussi de sa responsabilité. C’est la main invisible de Montesquieu (Hirschman, 1980, page14) qui fait que par la recherche de l’honneur « chacun va au bien commun, croyant aller à ses intérêts particuliers ». Cette genèse s’inscrit dans l’émergence de la théorie de l’Etat et de la réflexion concernant la manière d’atteindre le bien être collectif qui est d’ordre divin, et ne commence à être explicitement questionné qu’à partir du 13-14° siècle, et de la responsabilité individuelle de chacun et du Prince en particulier pour gérer le monde réel (page17 et page 34), c’est-à-dire l’art de gouverner les hommes. - Son actualité au regard des questionnements sur le sens du monde, la responsabilité sociale, le bien être collectif (Jensen, 2001), qui nous montre la résurgence du besoin de sens pour lequel d’aucuns (re)mobilisent le divin. Son actualité aussi par l’opposition entre intérêts particuliers et intérêt général qui ne fait que refléter l’absence de sens collectif perçu. Si Ricoeur (1986) peut analyser l’idéologie comme l’expression d’un sens permettant l’action de chacun dont le contraire est la pratique ( et non la science ; voir page 22), mais qui « l’enferme » dans le passé, c’est parce qu’en même temps il affirme l’utopie comme le moyen de sortir du cadre fixé par l’idéologie (voir par exemple page 256, « ce qui est en jeu dans une utopie, c’est le fait d’imaginer une autre manière d’exercer le pouvoir »). De ce point de vue, il y a une très forte proximité avec l’innovation, puisque celle-ci procède d’une certaine manière d’une utopie fondatrice qui permet de sortir du cadre établit, en s’appuyant pourtant sur les ressources du dit cadre. Il s’agit donc d’une qualité managériale déterminante. En effet, dans le champ qui est le notre, il n’est pas possible de penser l’entreprise selon le modèle canonique néo-classique dans lequel elle se confond / se réduit au seul producteur rencontrant d’autres producteurs sur le marché, à savoir la « communauté de producteurs ». Entreprendre est un acte social qui implique les autres sur un territoire ou un espace donné. « Entreprendre avec efficacité suppose de maîtriser l’incertitude relative aux marchés, aux technologies et aux produits futurs, la cohérence de ses propres projets par rapport à ceux des autres agents, partenaires ou concurrents. » (Salais, Baverez, Reynaud, 1999, page 246). Ce pari sur l’avenir concerne autant la relation de travail que celle de crédit. Pour agir, il faut se coordonner et pour ce faire il faut être capable de négocier : « L’enjeu de ces négociations est le modèle d’interprétation à retenir pour « construire la réalité » qui se présente à eux [les agents] comme problème à résoudre » (idem page 197). Autrement dit entreprendre implique une coordination. Celle-ci, peut se décrire selon trois possibilités, datées historiquement à travers les formes de propriété du capital (Salais et alii, pages 230 et suivantes). « Tout d’abord, cette dernière peut inclure les travailleurs sous la forme paternelle des relations de travail ( la responsabilité sociale du modèle paternaliste). Elle peut s’exprimer par un maintien de la propriété du travail et de ses outils par le travailleur lui-même comme on peut l’observer auprès des ouvriers de métiers (la communauté de métiers). Enfin, elle peut se resserrer autour du seul capital matériel et financier comme cela se produit de nos jours. On observe toutefois un épuisement de ces formes qu’exprime la recherche de voies de développement nouvelles associant l’ensemble des acteurs » (voir l’ouvrage de Salais et alii, 1996 ; Jensen, 2001 ; Paranque, 2004). Dès lors, il ne peut y avoir d’entrepreneuriat sans coopération ou relation avec l’environnement. De même, il ne peut exister de territoires sans capacité à créer des richesses et des liens sociaux. Quelles sont alors les formes d’organisation susceptibles de relever ces défis ? Comment construire des nouvelles identités fondées sur les compétences acquises mais aussi sur la reconnaissance de celles à acquérir, à mobiliser ? Quelles conventions – quelles formes sociales sanctionnant l’accord des agents sur les descriptions du monde et leur permettant ainsi de coordonner leurs projets (Salais, page236) – sont nécessaires ? Autrement dit, quelles formes d’organisation inventer pour permettre à chacun d’anticiper et d’agir avec les autres ? Seront-t-elles celles des communautarismes? Ou seront-t-elles celles de nouvelles modernités impliquant des échanges et des collaborations à partir d’un sens construit en commun, c’est-à-dire fondées sur la diversité des relations interpersonnelles inscrite dans un cadre collectif choisi? Après le divin (Béraud, Faccarello, 1992), le prince (Hirschman, 1980), le marché (Alternatives Economiques, 2006) et maintenant l’actionnaire (Jensen, 2001), de quelle figure symbolique avons-nous besoins pour construire le bien être collectif ? *

* J’invite le lecteur curieux à lire « Traité d’athéologie » de Michel Onfray, Grasset, 2005, décapant et intéressant, sur la place de la religion dans la construction de ce bien être collectif dans notre pensée et notre imaginaire.

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