Humeur (mise à jour)
Ceci est une note d'humeur.
Je suis d'accord avec la nécessité de revoir, réviser les recettes de hier pour voir si on ne peut pas mieux faire car il n'y a aucune raison que ce qui valait pour hier vaille pour demain.
Ceci étant à force de parler de réduction, allègement, baisse des charges, de la fiscalité, je me demande qui va payer et quoi demain. Car les mêmes qui demandent à tort ou à raison ces réductions, exceptions et autres allègements sont les mêmes qui veulent plus de qualité dans l'enseignement, un meilleur accueil à l'hôpital, une meilleure prise en charge sociale, plus de sécurité, plus d'aides pour les aider à investir, exporter et je ne sais quoi d'autres ...
Je vois mal comment on peut demander de la solidarité et ne pas s'en donner les moyens; je comprends mal qu'on demande des allègements pour soi et plus de solidarité ! la solidarité est aussi financière. Il ne faut pas confondre l'absence de démocratie, d'évaluation et d'efficacité des politiques publiques mais aussi privées, avec la réduction des moyens que nous devons consacrer à notre projet collectif. Il est vrai que le débat sur ce dernier en étant caricatural ne simplifie pas la vie démocratique.
La vraie question n'est elle pas de décider de ce que nous voulons collectivement pour en accepter le financement individuellement ? A titre d'exemple, le Ministère du travail évalue à 30 milliards d'euros en 2005 la politique de l'emploi (allègements fiscaux, sociaux ...) ... On peut se poser la question de l'évaluation de ce coût qui correspond aussi à moins de ressources (Alternatives Economiques, octobre 2007, n°262 et www.travail.gouv.fr rubrique "études et statistiques".


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