Un peu de polémique
Récemment, le Gouverneur de la Banque Centrale a attiré l'attention des uns et des autres en pointant du doigt les pressions inflationnistes. Dans le même temps, il alertait les gouvernements sur la nécessité de contenir les revendications salariales en matière de pouvoir d'achat et donc, en général, d'augmentation de salaires (puisque l'autre manière qui consiste via les gains de productivité "vrai" à réduire l'ensemble des coûts de production, pas les seuls salaires, est rarement évoqués). Selon lui, ces revendications font peser des menaces sur la croissance dans la zone euro.
Le débat sur la "responsabilité" des salaires est vieux. On pourrait dire qu'en augmentant la demande solvable, on améliore la demande anticipée et donc la croissance. Avant d'être un coût, le salaire serait ainsi un investissement, une avance, une promesse de consommation.
Mais là n'est pas mon propos. Je note ce matin dans les Echos du 19/02/2008 "Sidérurgie: les géants des mines font flamber les prix.Le numéro un mondial du minerai de fer augmente ses prix de 65% en Asie .... Les aciéristes tentent de répercurter la hausse". A cela s’ajoute les statistiques sur l’augmentation des prix alimentaires qui, là encore, n’a rien à voir par son ampleur avec une quelconque pression salariale...
J'attends donc avec impatience les avertissements du Gouverneur de la BCE nous alertant sur les pressions inflantionnistes (+65% à comparer aux revendications de rattrapage de pouvoir d'achat) qui vont peser sur la croissance ..... Si le coût de la vie augmente, qui en est à l'origine sans promesse de consommation future? Comment se partage la rente de l'accès aux matières premières ?


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