Pour une fois, changeons un peu d'air ...
J'ai envie d'écouter Le Barbier de Séville et de réflechir sur le message qu'il véhicule. Quelle est la responsabilité de chacun dans la vie d'autrui ? Il faut plus de temps à un arbre pour pousser que pour être abattu .. Mon collègue Ernesto Tapia-Moore dirait qu'on n'entend pas un arbre pousser mais diable quel bruit il fait quand il tombe !
"Tout ce que l'homme fut de grand et de sublime
Sa protestation ses chants et ses héros
Au dessus de ce corps et contre ses bourreaux
A Grenade aujourd'hui surgit devant le crime
Et cette bouche absente et Lorca qui s'est tu
Emplissant tout à coup l'univers de silence
Contre les violents tourne la violence
Dieu le fracas que fait un poète qu'on tue (...)" (Aragon, Un jour, un jour ...)


Et puisque nous sommes dans une Ecole de Commerce: quelle est la responsabilité d'un manager dans la vie de ses collaborateurs et subordonnés ? Quelle influence son rapport aux autres a-t-il sur la motivation mais également la qualité du travail de tous ? Combien de temps pour "dégonfler" une équipe ayant su inventer sa propre cohérence interne, et combien de temps pour la "regonfler" ? A ces questions aux réponses variables en fonction de l'évolution de chacun mais également des attentes et des gros "rendez-vous" de l'entreprise, j'aime à croire que les futurs managers formés à la complexité et à la diversité sauront inventer des réponses nouvelles.
Une réflexion supplémentaire sur le silence et l'art face à la violence: à lire et à relire, le très beau "L'Ecriture ou La Vie" de Jorge Semprun, ou comment le rapport à la mort dans la vie, de la vie dans la mort et la résilience par l'écriture ont su enfermer le Monstre dans sa propre incohérence. Toujours bouleversant 60 ans après, et pour longtemps encore j'espère.
Rédigé par: Emmanuelle M. | le 02 avril 2008 à 10h59