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  • Construction de sens
    Il s’agit d’un espace ouvert dans le respect de l’autre mais soucieux aussi de favoriser la confrontation des idées. Cet espace est construit par nos interactions, source de sens, en particulier dans le cadre des cours que je donne ou que j’anime. Voir aussi Vox Academia (http://www.voxacademia.com/)

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12 mai 2008

Commentaires

Joëlle

Je ne pense pas que la question posée du rapport au temps, ne doive être conceptualisée qu'à l'aune de la construction des cathédrales et du rapport au divin. Donc, je laisse délibérément de côté cet aspect du sujet. Ce qui est valable pour les cathédrales, l'est bien évidemment pour toute construction humaine, non uniquement matérielle, qui s'est étalée sur des siècles. Aujourd'hui, en tout cas, c'est comme cela que je comprends le problème. Tout doit aller très vite. Les succès car on ne parle pas des échecs, bien sûr... doivent être immédiats et quand je parle de succès, je veux dire "les retours sur investissements" en espèces sonnantes et trébuchantes, pour une minorité !
Et nous avons qu'à regarder autour de nous pour comprendre où est le décalage et quel coût il a pour l'ensemble de l'humanité. Je voudrais prendre un exemple pour me faire comprendre : les propositions progessistes pour perpétuer les engagements de solidarité, comme par exemple la garantie des retraites ou de la protection sociale, font crier au scandale ceux qui pensent que cela bouche l'avenir de nos enfants ! certes, proposer que les valeurs de solidarité générationnelle restent la source de financement de la protection sociale, ne font pas recette. Les détracteurs ne voient dans ces propositions décentes, pour sauver cette question cruciale de la solidarité et des garanties d'égalité qu'elle apporte entre tous les citoyens, que leurs intérêts immédiats : baisse des charges sociales, rentabilité immédiate, meilleur rendement pour les actionnaires, etc. Je pense, néanmoins, que les fondateurs des garanties sociales des pays européens avaient, à l'époque, bien mesuré que peu de gens retiendraient leurs noms pour la postérité mais que l'œuvre aurait encore du sens pendant quelques siècles...
Voilà ma contribution au débat sur le rapport du temps au temps, puisque tous nous le subissons sans pouvoir l’arrêter… Alors autant mettre à profit tout ce temps qui reste pour améliorer la condition humaine…

Maintenant, j’aimerais faire un commentaire sur l’échange avec un certain Guillaume… « Mythomane, masturbateur intellectuel, allez vous coucher… » Pourquoi perdre un temps si précieux à écrire de telles sottises ?

Bernard

J'adore la réponse de Guillaume Serres qui ma traite de pauvre type !!! en pleine crise financière où les Echos du 16/10/2008 insite sur l'échec des modèles court-termistes dans la finance, où Sorros reconnait que les maarchés financiers sont imparfaits, je trouve que certains plutôt que de "prendre les problèmes à bras le corps" devrait plutôt se "masturber intellectuellement" un peu plus.
Un point de forme, si sur un blog on commence à s'insulter alors c'est que vraiment il y a un problème ...

guillaume

Bonjour,

En temps qu'ancien élève du tenancier de ce blog de fumistes experts en masturbation intellectuelle, je tiens à minimiser la portée intellectuelle de celui ci.

Vous êtes un fumiste Monsieur et un grand mythomane dont l'ego n'a d'égale que le caractère pédant de phrases plus vide de sens les unes que les autres!!!

Aller vous coucher et laisser les problèmes de notre temps à ceux qui investissent leur énergie à prendre les problèmes a bras le corps au lieu de les conceptualisés a coups d'envolées lyriques!!

Pauvre type!!

Emmanuelle M.

L'initiative était celle de l'Eglise en tant qu'institution détentrice de pouvoir et de moyens de financement, qui finançait ainsi édifices mais également musique sacrée et autres formes d'arts dont elle était le seul "mécène". Et ce qu'en attendait l'Eglise, c'était uniquement un moyen de pression/contrôle sur le peuple, je le crains.
Alors au-delà de cette vision de leur art comme moyen de subsistance, les artistes mettaient aussi de la spiritualité dans ce qu'ils faisaient, et c'est ce qui nous touche encore si longtemps après. Parce que cette valeur-là est éternelle et universelle.

Bernard

Je me demande si la question, au-delà des matériaux durables :), n'est pas celle de valeurs communes partagées. Car le financement de tous ces ouvrages étaient aussi du ressort de l'initiative privée qui en attendait quoi en retour? Que la foi soulève les montagnes certes, mais je ne peux m'empêcher de penser que tout ce patrimoine avait une dimension bien terrestre, ce qui ne devait pas échapper aux Prélats de l'époque comme l'a relevé, si je n'ai pas oublié mon catéchisme, François d'Assise et bien illustré Umberto Ecco dans Au nom de la Rose.

Emmanuelle M.

Replaçons les choses dans leur contexte: à l'époque de ces constructions, des matériaux moins durables, plus 'court terme' existaient-ils ? Etaient ils valorisés comme ils le sont maintenant ? Les capitaux, leur provenance et leur valeur, étaient-ils les mêmes ? L'Eglise, en tant que donneur d'ordre financier, avaient des valeurs qui reposaient essentiellement sur l'Eternité. Il va sans dire que dans ce contexte de valeurs, leurs entreprises terrestres ne pouvaient que s'inscrire dans ce même élan vers l'éternité.
Depuis que les mentalités ont changé et que le court terme est devenu une valeur sûre, l'Eglise n'a plus la même place dans la société ni le même pouvoir. Et si on regarde d'autres structures, on peut de nos jours encore voir des projets d'entreprises ou d'organisations qui sont à long terme, même s'ils ne sont plus en pierre. Sans regarder plus loin, le projet pédagogique de l'Ecole, même s'il n'érige ni Tour ni Cathédrale, a une vision long terme dont j'aime à penser qu'elle perdurera. Et ce qui assoit aujourd'hui sa possible projection dans le futur, c'est le financement -- aussi à court terme -- de ce projet. Il reste juste à trouver l'équilibre fragile entre celui qui finance et celui qui innove, entre celui qui se bat au quotidien pour trouver des fonds et celui qui pense la pédagogie qui formera des managers de demain, entre l'Humain et le Divin en chacun d'entre nous. C'est un défi, mais je ne doute pas qu'il peut être relevé. Participer à ce projet, c'est -- aussi -- mon éternité à moi.

Marie

Le "problème"(ça n'en est pas un pour tous) actuel de l'action rapide aux retombées (quasi) immédiates est dû en effet à ce "désenchantement" du monde, cette perte de toute croyance divine qui pesait sur les hommes tout en les portant dans leur vie quotidienne. Les oeuvres architecturales admirables à Florence ou n'importe où dans le monde, sont uniques et symboles de la force de la croyance. Depuis que l'Homme ne croit plus (ou de moins en moins), il a cessé de penser en grand, pour quelque chose de supérieur et d'éternel. Il pense à son échelle et agit en fonction ("on n'a qu'une vie") ! Comment imaginer alors que des merveilles architecturales (culturelles en général ..?)comme celles érigées avant ce basculement puissent à nouveau être crées...?

L'Homme, s'il ne veut plus croire en Dieu, doit croire en son espèce. Il faut absolument basculer d'un désenchantement divin du monde à une prise de conscience humaine. Donc croire en l'Humanité et agir en conséquences...Alors peut-être nous créerons d'autres oeuvres marquant le temps et la culture..?

Jean-François

Voir plus loin que le bout de son nez ? Construire pour la durée... Dès que l'un d'entre-nous brandit un projet qui a pour horizon "un peu plus loin que l'EURIBOR" d'aucun crient à l'utopie. Voilà cette sémantique qui casse et veut remplacer tout projet : c'est une utopie. L'Euroméditerranée ? Une Utopie. Le développement durable ? Une utopie. Nouvelle sauce intellectuelle remise à la mode XXIème siècle, tout projet de mieux être, mieux faire, est utopique. L'utopie est devenue une superbe machine intellectuelle qui transforme les volontaires... en vélléitaires... Alors bâtir des cathédrales, une utopie ? Quelles seraient nos cathédrales d'aujourd'hui. Elles ont été érigées par des croyants, mais aujourd'hui que faut il croire ? En la solidarité et l'engagement. Alors je vous crois. Attaquons nous déjà aux plans de cette cathédrale...

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