La situation économique et sociale conduit à faire émerger des demandes de soutien et d'aides. Ainsi dans Le Figaro en ligne du 1/12/2008 via Google, un titre parmi d’autres : "Ghosn : «sans aide, des emplois détruits en masse». Bien sûr mais d'où proviennent ces aides si ce n'est de la puissance publique, de la solidarité nationale ? Mais ces aides, peuvent elles venir d'autres choses que de nos impôts collectés pour être redistribués selon des priorités décidées par le Parlement et le Gouvernement? Dans ces conditions, est il cohérent de réclamer des baisses d'impôts quand tout va bien et une hausse des aides quand tout va mal ? Peut on même se passer d'une évaluation de l'utilisation de ces impôts afin de pouvoir faire l'inverse, augmenter les impôts en période de croissance afin de se donner les moyens collectifs pour gérer les aléas, les cycles conjoncturels et les crises ?

L'aide est devenu le moyen récurrent de corriger les crises, n'y t'il pas d'autres pistes de sortie? Les gisements de productivité sont-ils à ce point faible qu'on ne puisse plus gagner par de l'optimisation?
Concernant Carlos Ghosn, je reste sceptique sur ses demandes d'aide directe, n'a t-il pas plutôt besoin d'une relance de la demande? Et si l'aide aux secteur automobile doit servir uniquement à pallier les surstocks qu'ils ont accumuler aux quatres bouts des chaines logistiques, n'est-ce pas le moment de leur apprendre un peu gestion "à la japonaise" pour qu'ils sachent gagner en flexibilité dans le futur sans avoir recours aux états?
Si j'ai tout compris Toyota ne subit la crise actuelle que par la chute de la demande et non par des structures de coûts gonflés par les stocks, Toyota ne demande d'ailleur pas d'aide à son gouvernement.
Rédigé par: Alexandre Garnier | 23 janvier 2009 à 22h53
Je comprends tous les arguments et les questions, mais me demande juste quand on baisserait les impots alors ... Jamais ? Ou bien quand les gouvernants n'oseraient plus le distribuer aux banques en prévention de crise potentielle ?
Rédigé par: Emmanuelle M. | 03 décembre 2008 à 12h53