Ces derniers temps plusieurs mesures ou solutions à différents problèmes, sont avancées: le grand emprunt, la hausse du forfait hospitalier, la taxe carbone etc.
Ces réponses ont toute en commun de centrer sur l'individu l'effort collectif pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés.
Autrement dit, entre individualime et solidarité collective, le choix est fait de considérer que la somme des actes individuels fera le bonheur collectif. J'ai déjà eu l'occasion d'analyser ce choix philosophique dans mon livre Construire l'Euroméditerranée. Ici je veux souligner combien cette posture est dévastatrice.
La taxe carbone: nous allons être taxés alors que nous n'avons pas le choix d'aller au bout de notre responsabilité puisque les entreprises n'ont pas mis sur le marché des alternatives crédibles. Quid alors des politiques d'investissement passées qui n'ont pas su/voulu anticiper sur ces enjeux? Pourquoi faire supporter aux citoyens les conséquences de choix privés sur lesquels ils n'ont pas prise? Simultanément la SNCF supprime les trains auto et envisage de supprimer le fret: pourquoi ? et pourquoi alors payer une taxe quand je ne peux pas changer mon comportement comme cet été où j'aurais voulu prendre un train avec ma moto pour aller en Italie ?
Le forfait hopistalier: on pe peut pas le payer sans prélever son montant sur la richesse créée, la valeur ajoutée. Le choix de faire supporter ce coût aux citoyens revient de fait à dédouaner les entreprises de leur contribution et les services publics de leur mission de contrôle et d'évaluation de leurs actions
Dans ces deux cas l'argument est de dire qu'il faut diminuer les impôts et les prélèvements obligatoires. Outre le fait que depuis 1990, ces allègements ont essentiellement permis de maintenir, voire de renforcer les marges et la capacité de distribution de dividendes des entreprises, en particulier cotées, l'aspect essentiel est que le lien social de solidarité dont devraient être porteurs ces prélèvements, disparait.
Autrement dit, l'Etat ne se donne pas les moyens de répondre à nos défis, en prélevant sur les richesses créées, les moyens de ses ambitions, de nos ambitions. Ces moyens il les renvoit à chacun d'entre nous alors que nous n'avons pas les moyens de décisions, d'arbitrages, de coordinantion et autres qu'a l'Etat pour agirface à ces défis.
C'est l'affirmation de l'individualisme face aux solidarités et à la construction du lien social
Les commentaires récents